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Condamnés par la justice pour abus de backlinks

Condamnés par la justice pour abus de backlinks

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Dans la rubrique « c’était évident », nous vous présentons un exemple typique de ce qu’il ne faut PAS faire. Une histoire assez lamentable, mais qui illustre bien les tenants et aboutissants de la dimension juridique du référencement… On regarde ça rapidement.

Condamnés par la cour d’appel de Paris

En 2011, une société spécialisée dans la création d’emballages isothermes, Sofrigam remarque que son concurrent, Softbox Systems, remonte énormément dans les résultats de recherche. Une investigation sommaire permet alors de découvrir que Softbox Systems remonte notamment en utilisant en mot clé… Sofrigam ! Ou mieux encore, le nom du site internet de Sofrigam (la boutique du froid).

S’ensuit un dépôt de plainte (évidemment), une condamnation (logique), un appel (incroyable…) et une nouvelle condamnation. Bon, les SEO qui lisent la page sont soit choqués, soit amusés (ou un mélange des deux ressemblant fort à de la consternation). On vous explique brièvement le pourquoi du comment.

Un peu de Google Bombing ?

Il existe une vieille technique en référencement, qu’on appelle Google Bombing. Prenons un exemple simple. Vous vendez des solutions en signature électronique. Pour que les internautes vous trouvent, vous allez donc optimiser vos pages et vos liens entrants sur l’ancre « signature électronique » (« découvrez notre solution complète de signature électronique« ). En multipliant ce nombre de liens artificiels, vous influencez les moteurs de recherche pour qu’ils pensent que votre site parle bien de signature électronique (attention, çe ne marche plus du tout aujourd’hui !).

Souvenez-vous, il y a quelques années, quand on tapait « miserable failure« , on tombait sur la biographie de Georges W. Bush. C’est une vieille astuce « black hat » pour faire monter une page sur une requête précise. Evidemment, avec pinguin (un algorithme de Google), ça ne marche plus du tout aujourd’hui. Mais en 2011, cette combien pouvait donner des résultats. Et c’est précisément ce que visait Softbox Systems : apparaitre dans les résultats de recherche sur le nom de son concurrent, pour accroitre sa visibilité…

Stupide…

Bon, mon point de vue de SEO : c’était vraiment, vraiment une idée stupide. Une simple consultation sur un soft SEO permet de connaitre le nombres de liens pour un site donné, avec les ancres, les dates de publication etc. Donc, pour le dire simplement, c’était grillé. Mon point de vue de marketeux : c’était encore plus stupide. Vous feriez confiance à une société qui doute tellement de son produit qu’elle est obligée de « voler » la visibilité de son concurrent pour travailler ? Et enfin, d’un point de vue plus général : nous sommes face à une absence totale d’éthique professionnelle.

Condamnation pour SEO blackhat

Le 28 Mars dernier, la cour d’appel de Paris condamne Softbox systems à verser 50 000 € de dommages et intérêts à Sofrigam, ainsi que 30 000 euros pour couvrir les frais de justice. La contrefaçon n’est pas avérée, car les liens factices n’étaient pas destinés aux internautes, mais aux moteurs de recherche, et que les internautes n’étaient pas induits en erreur quant à l’identité du fournisseur.

En revanche, la condamnation porte bien sur la notion de parasitisme et de concurrence déloyale, puisque la technique utilisée pour remonter dans les résultats de recherche spoliait bien la notoriété de Sofigram, et exploitait son nom pour accroitre la visibilité du condamné. Ce n’est pas tant le fait d’avoir entreprise des actions « black hat » qui est condamné ici, mais bien plus ce qui relève d’une absence totale de déontologie…

Netlinking et responsabilité éditoriale

La condamnation est logique. Le travail du SEO dans cette histoire est assez triste, voir pathétique. Ce cas illustre bien la chose suivante : le web n’est pas une zone de non-droit. Et la traçabilité des actions entreprises existe bel et bien. Un webmaster est responsable de son contenu éditorial, tout comme un référenceur est responsable des actions qu’il entreprend pour booster la visibilité de ses clients… Enfin, référenceur, ici, est un bien grand mot : la cas présenté tient bien plus de la truanderie-à-la-petite-semaine que d’une véritable stratégie de référencement. Pour l’internaute, l’embrouille n’était pas évidente. Pour un SEO… Se référer à l’image ci-dessous !

captn obvious

GDM-Pixel / Charles Annoni Charles est chef de projet en marketing web et conception de sites. Formateur en référencement naturel, il est également consultant en webmarketing et propose des tutoriels exclusifs en France.

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